L'Equitation Pédagogique

pédagogieAvril 2026

Monter à cheval transforme votre squelette

On sait aujourd’hui reconnaître, sur un squelette de cheval, les traces laissées par l'utilisation du cheval par l'humain.
Le cavalier, lui aussi, porte dans son corps les marques de cette pratique : altérations et dommages sur certains os.
Ainsi, 6 traits squelettiques sont observables : une analyse intéressante des archéologues sur les peuples cavaliers en 3500 - 3000 av JC : "Le syndrôme de l'équitation".

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Tension des adducteurs entre le bassin et le fémur

Pour tenir à cheval, à une époque où les selles et les étriers n'existaient pas encore, les archéologues ont observés des réactions de stress sur les sites d'attaches des muscles adducteurs du bassin et du femur.

adducteurs
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La tension musculaire excessive est due à une contraction continue pour tenir sur un cheval en mouvement. Elle provoque des douleurs persistantes, ainsi que la production de cortisol et adrénaline, par réaction au stress répété. Cela engendre la contraction involontaire des muscles et augmente encore leur tension. Le corps se retrouve dans un cercle vicieux, avec des marques apparentes modifiant les os.

Ovalisation acétabulaire

L'acetabulum est plus connu sous le nom de cotyle. Celui-ci se déforme et s'ovalise quand le squelette est très souvent en position assise, les jambes repliées et parfois relevées, comme celle du cavalier. Cette déformation existe également chez les personnes en surpoids.

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Altérations fémoro-acetabulaires

L'altération fémoro-acétabulaire, ou conflit fémoro-acétabulaire, se manifeste quand un contact est anormalement repété ou particulièrement violent, entre la tête du fémur et le rebord de l'acétabulum. Les sportifs pratiquant des activités nécessitant une grande amplitude de mouvement de la hanche sont plus exposés (Cavaliers, bien sur, mais aussi Karatéka, danseuses ...).

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Aplatissement antéro-postérieur du fémur

L'aplanissement antéro-postérieur de la diaphyse fémorale est causé par des forces importantes, dues à des contraintes axiales sur le genou fléchi. A cheval et à cru, la position exerce une traction sur la tige du fémur proximal et crée une adaptation à la fléxion médio-latérale (flexion du genou).

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La diaphyse du femur est habituellement triangulaire. © LGG

Dégénérescence vertébrale

Il s'agit de la spondylose en région thoraccique inférieure et lombaire : une usure symétrique des vertèbres. La pression verticale sur les disques créent d'abord des tassements discaux, des hernies, puis la dégénerescence vertébrale. Une lordose prononcée est observable.

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Traumatisme accidentel

Les traumatismes répétées en raison des secousses des allures, mais également les chutes de cheval, endommagent le squelette, provoquent du stress biomécanique, aboutissant à des désalignements, en particulier dans la région du sacrum.

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Syndrome femoro-patellaire

Le syndrôme rotulien (douleur au genou) touche également le cavalier, en raison du désaxement de la rotule pendant la position assise en semi-flexion, sur le cheval en mouvement. Les frottements mal équilibrés du cartilage créent et entretiennent l'inflammation et la douleur.

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Conclusion

Le surmenage (de longues heures à cheval) causent des dommages à toute la chaine locomotrice : lombalgies, discopathies, myalgies, tendinopathies, laissant des marques sur le squelette.
Les marques sur le squelette ne sont pas seulement des adaptations du corps, mais aussi les signes de douleurs.

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